HNS-info
Hactivist News Service

Source / auteur : RESF Belgique

Les camps d’exclusion en Belgique

mis en ligne mardi 30 décembre 2008 par jesusparis


Nous étions une centaine à la gare de Nossegem pour marcher jusqu’au centre fermé 127bis.

Dès le départ la police a exigé d’enlever les morceaux de bambou qui soutenaient nos calicots, considérant ceux-ci comme des armes prohibées. Deux cents mètres plus loin fouille des sacs (très sommaires).

Arrivés au centre fermé, les femmes détenues criaient leur désespoir aux fenêtres. Nous avons ainsi appris qu’ils étaient plus au moins 80, que deux femmes étaient au cachot. Il y a parmi les prisonniers deux femmes enceintes dont une ne mange plus depuis plusieurs jours.

Une délégation de trois personnes est rentrée dans le centre pour distribuer les cadeaux et des cartes de téléphone avec deux numéros d’urgence. Ils ont rencontré un iranien, un irakien, des afghans, des soudanais, des africains, des marocains, des réfugiés de l’Europe de l’Est, des kosovars……

Les détenus étaient heureux de notre visite et très pressés d’avoir les cartes de téléphone et nos numéros. Ils ont remercié pour les cadeaux que nous leur avions apportés, mais nous disaient que c’est le respect dont ils ont besoin, ce qui leur manque totalement dans le centre.

La délégation leur a expliqué qu’ils pouvaient s’adresser aux visiteurs ONG qui viennent dans le centre : ils n’étaient pas au courant de ces visites, ni du document qu’ils doivent recevoir à leur arrivée dans le centre, expliquant leur droit et leur possibilité de demander un avocat.

Encore une fois nous devons constater que ces centres sont des camps d’exclusion.

Pire encore cette année : Nous avons clairement l’impression que les détenus étaient sous pression et qu’ils n’avaient pas intérêt à dire ce qui se passe dans le centre. A noter que très peu d’hommes étaient aux fenêtres. Ont-ils été isolés pour l’occasion ???

Et n’y avait-il vraiment pas d’enfants dans le centre ? : Nous avons des doutes sérieux. Quand nous avons demandé s’il y avait des enfants dans le centre, nous avons eu droit à un long silence de mort, contrastant avec les cris précédents, puis la voix d’un homme disant NON (seul homme que nous avons entendu, un gardien sans doute).

ET pire encore : Très avide de nous téléphoner, nous n’avons depuis reçu AUCUN appel du centre !!!!!!!!!

C’est un scandale : des personnes sont enfermées, malmenées, réprimées, censurées, subissant des pressions inimaginables, des chantages pour que personne ne sache.

Mais que font nos politiques, que font les visiteurs ASS/ONG ( le groupe transit) qui y vont plusieurs fois par semaines ? Comment peuvent-ils rester témoins d’atrocités et de bafouements des droits élémentaires humains sans broncher, sans alerter ?

Recherche
Saisir un mot-clef pour faire une recherche sur les articles.
Europe

Hébergement par Domaine Public    Refontes design par Pascal | et ce site utilise SPIP PHP MySQL    ...en haut
HNS-info
Hacktivist News Service