Source / auteur : http://unsereuni.at/ ?p=6972
mis en ligne lundi 9 novembre 2009 par jesusparis
Dans la soirée du 5 novembre, l’amphithéâtre principal de l’université Philipps de Marbourg a été occupé par les étudiants. A travers cette action, un espace de liberté a été créé. L’utilisation devait venir des étudiants et stimuler la discussion sur la formation. L’occupation résultait du rattachement d’une organisation d’information au comité de grève de Marbourg. Celle-ci expliquait la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur en Hesse, la position de pouvoir particulière du conseil de l’enseignement supérieur et la grève dans l’enseignement lors de la semaine d’actions du 9 au 18 novembre.
Cet espace libre était ouvert pour tous les gens intéressés qui débattaient sur l’augmentation des économies, la bureaucratisation et la hiérarchisation dans l’université. Des groupes de travail se sont rapidement constuits dans la nuit et ont commencé à travailler et émettre des propositions constructives pour résoudre le conflit entre les étudiants et la direction de l’université. La porte-parole de l’université de Marbourg, docteur Viola Düwert, a expliqué ce matin devant le public : " Puisque le week-end est imminent et qu’aucune organisation d’enseignement n’est compromise, nous attendons simplement." A 15h05 ce même jour est venu dans la salle principale Lars Schwitalla, responsable de la gestion des bâtiments de l’université de Marbourg accompagné des forces d’intervention de la police. Schwitalla a dit aux personnes présentes que l’amphithéâtre principal devait être libéré dans les dix minutes. Dans le cas contraire, le bâtiment serait évacué par la police par la force.
Les étudiants ont décidé de quitter la salle. Pourtant la manière d’agir de la présidence à l’égard des occupants est incompréhensible. Ici il a été procédé spontanément et de manière contradictoire. Ni la direction de l’université, ni les étudiants n’ont d’intérêt à l’escalade. Par la réaction précipitée de la présidence, il y aurait le danger, selon Felix Blind, étudiant à l’université de Marbourg, " que les étudiants et la direction se livrent localement une bataille de boue. Les raisons profondes des abus ne seraient alors pas abordées." Notamment le cadre actuel des études supérieures qui est décidé par le Land, la Fédération et avec le processus de Bologne, par l’Union européenne. Avec une réaction dure contre les occupants, la direction stabilise les problèmes et perd la possibilité d’élaborer en commun avec les étudiants une amélioration de l’université de Marbourg. L’évacuation de l’amphithéâtre n’empêchera pas les étudiants d’exprimer plus loin leurs protestations. La semaine globale d’actions commence le 9 novembre et beaucoup d’actions sont déjà prévues et même si notre espace libre nous a été pris, cela ne signifie pas l’élimination de la nécessité d’un tel espace.
Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info